Plusieurs méthodes et différentes classes de rouging

Comme l’indique l’ASME-BPE dans ses recommandations, il existe plusieurs méthodes d’assainissement des processus qui varient en fonction du niveau de rouging. L’Association définit trois classes de rouging :

  • Classe I : Le rouging est faiblement attaché à la surface et relativement facile à éliminer. Les surfaces rouges sont composées principalement d’oxydes de fer. Le carbone est présent en faible quantité. L’utilisation d’acide phosphorique mélangé à d’autres acides (nitrique, citrique ou autres acides organiques) en fonction des besoins est aisée et ne présente pas de risque d’altération de l’état de surface.
  • Classe II : Ce rouging comprend surtout des oxydes de fer avec une certaine quantité de chrome et de nickel ainsi que des petites quantités de carbone. Le rouging de classe II est plus difficile à enlever mais s’élimine sans dommage à partir de solutions acides similaires à celles utilisées pour la classe I avec des concentrations et un temps de contact plus élevés. Seule l’utilisation de l’acide oxalique peut endommager l’état de surface en fonction des conditions et des concentrations utilisées.
  • Classe III : L’élimination du rouging de classe III est plus délicat en raison de sa structure et de sa composition chimique différentes. Le risque de dégradation de l’état de surface pendant le nettoyage est très élevé. Ce travail exige un savoir-faire particulier et l’usage de solutions chimiques adaptées.


L’ASME-BPE indique les différentes méthodes connues d’élimination du rouging de classe III. Elle préconise l’usage de mélanges d’acides contenant de l’acide fluorhydrique ou du bifluorure d’ammonium. Toutefois, c’est la composition et la concentration de ces solutions chimiques ainsi que la température et la durée du contact qui vont s’avérer déterminantes pour ne pas altérer l’état de surface de l’inox.

 

Avant traitement
Après traitement